Quand on ne s’y attend plus

_MG_6723

Tous ceux qui pêchent le silure connaissent ce problème récurrent : choper ces p… de vifs !
Nous avons assez de vifs pour la première nuit, mais après quelques touches notre provision décroît très rapidement ! Aussi, le jour suivant, nous commençons à gérer drastiquement, et déplions presque aussitôt les cannes feeder pour tenter notre chance avec quelques grains de maïs.
Nous luttons du mieux que nous pouvons, et après quelques déboires nous réussissons à attirer les carassins sur notre amorçage. Et très rapidement, nous voilà avec quelques brèmes et de beaux carassins pour la nuit suivante. Victoire ! Par sécurité, et parce que nous nous souvenons combien nous avons fini un peu justes la nuit précédente, nous tentons de garnir un peu plus notre stock. Mais pour une raison que nous ignorons, les poissons ont soudainement cessé de mordre… C’est vraiment étrange, car habituellement, c’est le signe qu’un prédateur est pointé. Nous décidons quoi qu’il en soit de retourner à nos cannes silures, en espérant que les vifs en notre possession suffiront…
Voilà d’ailleurs que mon moulinet s’emballe ! Comme j’utilise du matériel assez léger, il est difficile pour moi de maintenir une pression suffisante sur le poisson. Car j’ai oublié de vous dire : c’est de ma canne feeder dont il s’agit ! Mais je parviens à stopper le poisson, mais déjà je sens la pression augmenter dans mon bras, il repart ! Il ne me laisse aucune chance, filant inexorablement ver sale large. Après vingt minutes, je parviens toutefois à maîtriser mon agresseur : c’est un superbe esturgeon qui nage devant moi ! Le plus gros que j’ai pris à ce jour ! Et bien voilà, ce ne sera pas un silure qui fera ma journée, mais ce poisson — du caviar !

Christian Karo
Team MADCAT